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•  Artexpertise et son équipe d’experts et de spécialistes vous proposent une expertise et une estimation gratuite de votre oeuvre de Jacques Hérold.
 
•  Après évaluation, vos objets d’art et de collection pourront trouver place dans l’une de nos nombreuses ventes aux enchères.

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Comment vendre au meilleur prix un tableau, une peinture de Jacques Hérold ?

 

Artexpertise.fr la référence en France de l’estimation gratuite en ligne se tient en permanence à votre disposition partout en FRance, pour expertiser gracieusement et en toute confidentialité les tableaux, sculptures, antiquites, objets d’arts et livres anciens que vous souhaitez vendre. 

Assisté de commissaires-priseurs et d’experts partenaires, il vous propose un service d’estimation personnalisé dans une vingtaine de spécialités et peut répondre chaque jours à toutes vos demandes en utilisant le formulaire en ligne de demande d’estimation gratuite

Après évaluation, nous pourrons vous proposer une solution adaptée pour vendre vos tableaux, vos antiquités et vos objets d’art dans les meilleures conditions.

• Première étape : 
Demandez une estimation préalable de vos biens, d’après photographies.
Pour réaliser une estimation gratuite, veuillez utiliser le formulaire en ligne de demande d’estimation gratuite

• Deuxième étape : 
Dépôt des oeuvres pour expertise approfondie.
Si vous prenez la decision de nous confier à la ventes les objets estimés, une expertise visuelle s’impose, avant. Pour cela, il vous suffit de déposer les objets à notre bureau. 

• Troisième étape :
Mise en vente aux enchères de votre objet d’art et de collection.
Une fois l’expertise réalisée, nous déterminons une date de vente, en fonction du calendier des ventes aux enchères à venir. 

 

   Vente de votre tableau   

— NEWS —

Qu’est-ce qu’un commissaire priseur de ventes volontaires ?


Le commissaire-priseur de ventes volontaires organise et dirige les ventes volontaires de tableaux, meubles, objets d’art et de collections, véhicules anciens au sein de son Hôtel des ventes.

 

Le commissaire – priseur travaille à titre individuel ou dans une société commerciale et intervient à la demande de vendeurs particuliers. Les ventes volontaires sont réalisées par des personnes physiques ou des sociétés commerciales déclarées auprès du Conseil des ventes volontaires. Chaque OVV (Opérateur de ventes volontaires) doit compter parmi ses membres une personne titulaire d’un titre, diplôme ou habilitation reconnu comme équivalent. Cette personne est le commissaire-priseur habilité.

 

Avant la mise en vente, il procéde à l’expertise et à l’estimation de ces objets et rédige un catalogue de vente dans lequel les objets seront reproduits et décrits précisément; à cette occasion, il peut faire appel à des experts spécialisés qui rédigeront les notices.

 

En outre, il doit faire la promotion de chaque vente :

 

– Diffusion du catalogue de vente au fichier client de l’étude.

– Mise en ligne de tous les objets d’art sur des sites dédiés et partenaires qui permettent une diffusion internationale de la vente :  interencheres.comauction.frgazette-drouot.com

– Parutions publicitaires dans la gazette-drouot.com, dans la presse régionale, nationale et étrangère ( Antique trade gazette, Londres, Orientations, Hong Kong etc).

– Assistance d’une attachée de presse pour les ventes prestiges à caratère exceptionnel.

– Organisation d’une exposition publique de plusieurs jours, préalablement à la vente.

 

 

Qu’est-ce qu’un commissaire priseur judicaire en France ?


Le commissaire-priseur judiciaire est nommé par le Garde des Sceaux. Il est officier ministériel, titulaire d’une charge et prête serment devant le Tribunal de Grande Instance. Leurs activités sont régies par la loi : 

Ventes aux enchères publiques et prisées prescrites par la loi ou par décision de justice.

Ventes après liquidations judiciaires, saisies-ventes, réalisation de gage.

Inventaires et prisées : redressements et liquidation judiciaires, successions, tutelles.

 

Le commissaire priseur judiciaire est soumis aux dispositions des Ordonnances de 1945 du Code de Procédure Civile qui régissent le statut des officiers publics et ministériels.

 

A NOTER : suite à l’ordonnance du 2 juin 2016, en application de la loi Macron du 06 août 2015, la profession de commissaire-priseur va progressivement fusionner avec la profession d’huissier de justice.

Ces officiers ministériels auront alors le statut unique de « commissaire de justice » à compter du 1er juillet 2022.

 

LEXIQUE DES ENCHÈRES

 

After Sale 

Lorsqu’un lot n’a pas trouvé acquéreur pendant la vente, le commissaire priseur peut proposer de le vendre en gré à gré, c’est-à-dire directement à une personne intéressée, avec l’accord du vendeur. Le prix demandé est celui de la dernière enchère portée lors de la vente ou, celui de la mise à prix, en l’absence d’enchère.

 

Adjudication

Le terme « adjugé » signifie la fin des enchères et le transfert de propriété de l’objet au dernier enchérisseur.

 

Bordereau d’achat

Facture remise à l’acquéreur par la maison de ventes aux enchères. Le bordereau détaille les caractéristiques de l’objet (descriptif, époque, état), ses références au catalogue, le prix d’adjudication et le montant des frais. Il constitue le titre de paiement et de propriété.


Catalogue

Ouvrage imprimé qui répertorie les oeuvres présentés à la vente, dans l’ordre de la vacation. Les lots sont décrits, estimés et illustrés. Les catalogues sont également disponibles en ligne sur le site de la maison de vente aux enchères et sur les sites dédiés et partenaire de la maison de vente.

 

Clerc

Collaborateur du commissaire-priseur volontaire ou judiciaire, il prépare la vente, renseigne et prend des ordres d’achat pendant l’exposition ; il présente parfois les lots lors de la vente et assiste le commissaire – priseurs.

 

Crieur

Le crieur assiste le commissaire-priseur lors de la vente ; il circule parmi le public et reprend les enchères portées. Il reçoit des acheteurs l’identité et le moyen de paiement, en échange du lot permettant son retrait.

 

Droit de préemption en France

Droit accordé à l’État par la loi du 21 décembre 1921 d’acquérir, par l’intermédiaire de ses musées nationaux, un objet en vente publique, en se substituant au dernier enchérisseur.

 

Droit De Suite en France

Il s’agit d’une rémunération au profit de l’artiste, de ses héritiers ou légataires perçue lors de la revente d’une œuvre originale. Les artistes auteurs d’œuvres des arts graphiques et plastiques originales perçoivent un droit proportionnel au prix de vente de leurs œuvres, lors des ventes successives de celles-ci par un professionnel du marché de l’art. Le droit de suite est à la charge du vendeur ; Il est exigible lorsque le prix d’adjudication est supérieur à 750 € et se calcule par application de taux dégressifs par tranches (de 4% à 0,25%), pour un montant maximum ne pouvant excéder 12 500 euros.

 

Enchères en France

Offre d’une somme supérieure à la mise à prix ou aux offres précédentes, au cours d’une vente. L’adjudicataire est le dernier enchérisseur ayant porté l’enchère la plus élevée.

 

Estimation

Valeur indicative fixée à l’issue d’une expertise sous forme d’une fourchette de prix. Elle correspond au montant que l’oeuvre devrait atteindre, selon le commissaire-priseur, en vente aux enchères publiques.

 

Étude

Office du commissaire-priseur judiciaire, seul habilité à diriger les ventes judiciaires prescrites par la loi ou par une décision de justice.

 

Expert

Il réalise des expertises pour le compte du commissaire – priseur et assiste la maison de ventes à l’occasion de la vente aux enchères. Il rédige des notices dans le catalogue de la vente  pour des biens nécessitant une compétence particulière ou lorsqu’il est spécialiste de l’œuvre d’un artiste. Les experts ont l’obligation de contracter une assurance garantissant leur responsabilité professionnelle pendant cinq ans.

 

Folle enchère

Un acheteur qui se révèle dans l’incapacité de payer le bien voit le bien remis en vente; il doit alors s’acquitter de la différence éventuelle entre le prix pour lequel il s’était porté acquéreur et le prix déï¬ï¿½nitivement obtenu lors de la remise en vente.

 

Gré à gré

La législation autorise les maisons de ventes aux enchères à vendre des biens en-dehors du cadre d’une vente aux enchères publique.

 

Inventaire en France

Relevé des biens mobiliers, le plus souvent accompagnées de leurs estimations. Il est réalisé à l’occasion d’une vente volontaire, d’un partage, d’une succession.

 

Mandat De Vente

Le mandat de vente, appelé également réquisition de vente, est le contrat par lequel le propriétaire d’un bien charge un commissaire priseur de le vendre aux enchères publiques. Le mandat doit faire l’objet d’un écrit. Il comporte les coordonnées du vendeur, la description de l’objet et les modalités de la vente : date et lieu, montant des frais de vente et des frais annexes, éventuellement prix de réserve.

 

Mise à prix

Départ des enchères, le plus souvent inférieur à l’estimation basse.

 

Ordre d’achat

Mandat remis par un donneur d’ordre à la maison de ventes avant d’acheter pour son compte aux meilleures conditions, s’il ne peut assister à la vente. Un formulaire doit être rempli à cet effet.

 

Pas d’enchère

le montant des paliers de prix qui sont gravis à chaque fois qu’un acheteur enchérit. Pour des lots important, le pas de l’enchère peut atteindre plusieurs milliers d’euros tandis que pour des lots plus modeste, la progression s’effectue par paliers de quelques dizaines d’euros.

 

Plus-Value en France

Les particuliers sont soumis à la taxation des plus-values réalisées lors de la vente publique d’œuvres d’art et objets de collection d’un montant supérieur à 5000 euros.

Deux options possibles : 

le régime spécial de taxation forfaitaire, calculé au taux de 6,5 % sur le prix marteau.

le régime de droit commun de la taxation de la plus-value au taux de 19% auxquels il convient d’ajouter les prélèvements sociaux (soit au total 34,5%), avec abattement de 5% par année de détention à compter de la 2ème année (exonération au bout de 22 ans), pour autant qu’ils disposent de document attestant de la date d’entrée en possession et du prix initial du bien ;

 

Prix de réserve

C’est le montant en-dessous duquel l’objet ne pourra pas être vendu. Il est égal  à l’estimation basse et constitue une sécurité pour le vendeur.

 

Procès-verbal de vente

Relevé des biens vendus, dans l’ordre de passage aux enchères, et comprenant la  désignation et le montant adjugé, les noms et adresses des vendeurs et des acheteurs. Il fait également état des informations données avant ou pendant la vente, notamment des rectifications éventuelles apportées au catalogue.

Le procès-verbal rend ainsi compte du transfert de propriété de chaque lot et demeure le principal moyen de preuve en cas de réclamation ou de litige.

 

Rapport de condition

Etat précis et caractéristiques d’un objet d’art mis en vente aux enchères

 

Ventes aux Enchères en France

La vente aux enchères publique est un procédé de vente dans lequel un vendeur confie à un commissaire-priseur le soin de vendre son bien à un acheteur qui est désigné au terme d’une vente aux enchères. La vente est conclue au profit de celui qui a exprimé la meilleure enchère. L’adjudication par le commissaire-priseur forme la vente. L’acheteur paye l’opérateur qui met le bien à sa disposition. L’opérateur est rémunéré par une commission vendeur et une commission acheteur. Il adjuge le bien au meilleur enchérisseur qui devient l’acquéreur du lot. Les enchères peuvent être portées dans la salle par l’enchérisseur, au moyen d’un ordre d’achat, par la maison de vente.

 

LISTES DES PEINTRES ET SCULPTEURS QUE NOUS RECHERCHONS EN PERMANENCE :

Pablo Picasso, Henri Matisse, Emile Bernard, Paul Gauguin, Marc Chagall, Kees Van Dongen, Henri Le Sidaner, Maxime Maufra, Gustave Cariot, Paul Sérusier Armand Guillaumin Giovanni Segantini Celso Lagar Henri Moret, Paul Gauguin, Albert marquet, Maurice de Vlaminck, Henri Manguin, Maximilien Luce, Eugène Montezin, Slevinsky, Pierre Bonnard, Edouard Vuillard, Berthe Morisot, Eva Gonzales, Mary Cassatt, Gustave Caillebotte, Fréderic Bazille, Henri Edmond Cross, Edourd Manet, Georges Seurat,Camille Pissarro, Pierre Auguste Renoir, Alfred Sisley, Blanche Hoschedé Monet, Raoul Dufy, Maria Blanchard, Henri Martin,  Albert Gleizes, Metzinger, Georges Valmier, Joseph Casky, Chana Orloff, Charles Camoin, Kandinsky, de Chirico, Serge Charchoune, Kalmikoff, de Feure, Yves Tanguy, Toulouse Lautrec, Ibels, Steinlen, Valotton,  Maurice Denis, Jacques Villon, Marcel Duchamps, Eugène Boudin, Gustave Loiseau, Raoul Dufy, Foujita, henri Lebasque, Emile Bernard, Edouado Garrido, georges D’espagnat, victor Charreton Aristide Maillol  Louis Valtat, Survage, auguste Herbin, Max Ernst, victor Brauner, Achille Laugé , Edouard Cortès, Gallien Laloue, Juan Gris, Georges Braque, bernard Buffet, Alexandre Calder Moise Kisling, Georges Lapchine, Jean Gabriel Domergue, Marcel Gromaire, ferdinand Loyen du Puigaudeau, Roderic O’connor, Jean Emile Laboureur, Edy-Legrand, Louis Icart, Emilio Grau Sala, Henri Martin, Henri Manguin, Henri Lebasque Louis Valtat Olive, Peské, Georges Lacombe, Charles Lapicque, Yves Tanguy Geoges Lacombe Chmaroff  Le Corbusier Albert Gleizes Armand Seguin Toulouse Lautrec Maxime Maufra Ferdinand Hodler Ernest Bieler Felix Tobeen Roganneau Merodack jeanneau Marcel Beronneau André Lhôte Albert Marquet Gino Severini Wilfredo Lam Gustave Cariot Achille Laugé Henri Martin Paul Elie Ranson Edouard manet Auguste Renoir Edgar Degas Georges Braque Mary Cassat Henri Edmond Cross Alfred Sisley Georges Seurat Henri Le Sidaner Lucien Levy Dhurmer René Magritte André Maire Marcel Lenoir Charles Lacoste Louis Marcoussis Marin – Marie Henri Martin Henri Matisse Maxime Maufra Roberto Matta Gabriel Biessy Joan Miro Paula Modersohn Becker Georges de Monfreid Giorgio Morandi Gustave Moreau Berthe Morisot Gustave Adolphe Mossa Mela Muter Takanori Oguiss Constant Permeke Jean Peské Antoine Pevsner Francis Picabia Robert Pinchon Filippo de Pisis Camille Pissarro Armand Point Jean Pougny Léon Pourtou Maurice Prendergast René Princeteau Privat Livemont Ferdinand du Puigaudeau Jean Puy Oscar Rabine Jean François Raffaelli Armand Rassenfosse Odilon Redon Henri Regnault Joseph Rippl – Ronai Henri Rivière Georges Rouault Pierre RoyThé Van Rysselberghe Georges Sabbagh Key Sato Hugo Schreiber  Luong Xuan Nhi Le Phô Vu Cao Dam Mai Thu Nguyen Pham Chanh Nguyen Gia Tri Bui Xuan Phai Nguyen Sang Nguyen Tu Nghiem Nguyen Nan Son Chang Shuhong Giambatista Tiepolo Jean Dominique Ingres Andréa Del Sarto Jacques Louis David Jacques-Laurent Agasse John James Audubon Jacques Barraband  Jean-Baptiste Regnault Pierre Athanase Chauvin Anne-Louis Girodet de Roucy-Triosson François Marius Granet Achille Etna Michallon  Jacques Augustin Catherine Pajou Joseph-Marie Vien  François-André Vincent  François Gérard, Anne-Louis Girodet et Jean-Germain Drouais Hubert Robert  Pierre-Paul Prud’hon Pierre-Henri de Valenciennes Jean-Victor Bertin et Jean-Joseph-Xavier Bidauld Tischbein Jean-Germain Drouais Jean-Joseph Taillasson Charles-Paul Landon Dominique Vivant Denon Gavin Hamilton, Benjamin West, Raphaël Mengs  Angelica Kauffmann …

Biographie

Jacques Hérold, de famille juive, passe son enfance à Piatra Neamé de 1910 à 1912. En octobre 1927, il est admis à l’École des Beaux-Arts de Bucarest et suit les cours de Ion Theodorescu-Sion.

 Il découvre les revues d’avant-garde 75 HP et Unu [Un] à laquelle il participe. Il se lie d’amitié avec Claude Sernet. La réalisation d’affiches début 1930 lui permet de payer son voyage à Paris. Une grande partie du voyage se fait en bateau en remontant le Danube.

Il arrive à Paris en juin 1930. En 1931, il rencontre Arthur Adamov, Benjamin Fondane, Victor Brauner né comme lui à Piatra NeamÅ£ et qui lui conseille d’adopter le prénom de Jacques, qu’il écrira Jack jusqu’au début des années 40. Il devient pour quelques mois l’assistant du sculpteur Constantin Brancusi. Il peint cette année 1931 « Le Grand Silence » et « Gulf Stream ».

En 1933, il est soutenu par son oncle maternel Léon Veintraub. Ses liens d’amitié avec Victor Brauner se renforcent et il se lie également d’amitié avec Yves Tanguy. Première rencontre avec André Breton. Premier « Cadavre exquis » avec Brauner, Tanguy et Breton. Il fréquente alors le groupe surréaliste et commence à peindre à cette période des êtres totalement ou partiellement écorchés, voulant, par l’arrachement de la peau, mieux traduire leurs mouvements. Dès 1934, sous l’influence du texte d’André Breton, « La beauté sera convulsive », paru dans le numéro 5 de la revue Minotaure, il entame une réflexion sur le cristal, la cristallisation, tout en continuant à peindre des êtres écorchés, s’attachant à la représentation en mouvement des objets, des personnages et de l’atmosphère environnante, procédant, comme il le dit, « à un écorchage systématique, non seulement des personnages, mais encore des objets, du paysage, de l’atmosphère, jusqu’à arracher la peau du ciel » : « La rencontre », « L’Abreuvoir », « Crystal amoureux ».

Le 11 janvier 1936, il épouse Violette Boglio. Il loue un atelier 10 rue Rosenwald à Paris et commence à peindre des insectes et animaux hybrides, en particulier « Lumen ». En 1937, il peint « L’Autogène » et « Le Germe de la nuit ». Il se lie d’amitié avec Oscar Dominguez, Raoul Ubac, Robert Rius, Sylvain Itkine. En 1938, il fréquente Chaïm Soutine, Henry Miller, Léo Malet, Gilbert Lely, Gaston Ferdière, Henri Ey, Jacques Lacan. Il expose « Arsenic », un très grand autoportrait, au Salon des Surindépendants. Il peint « Je t’raime ». Cette peinture sera exposée en mars – avril 1939 à l’exposition « Le rêve dans l’art et la littérature » organisée par Frédéric Delanglade à la Galerie contemporaine à Paris. Cette année 1939, André Breton visite son atelier et il est admiratif devant la peinture titrée « Les Têtes ».

Début 1940, Hérold s’installe 5 passage Dechambre à Paris. Peu avant la capitulation, en juin 1940, il se réfugie avec Victor Brauner et Oscar Dominguez dans le sud de la France, d’abord près de Perpignan, puis à Marseille où ils retrouvent les surréalistes sur le chemin de l’exil, notamment André Breton, Max Ernst, Wilfredo Lam. À Marseille, Hérold participe à la coopérative du Fruit Mordoré montée par Sylvain Itkine et on le voit régulièrement avec les surréalistes à la Villa Air-Bel. Il réalise fin 1940 des décors et costumes pour «Les Barbes nobles» d’André Roussin et en février 1941 des décors pour «Conrad le Maudit» de Leo Sauvage d’après Marc Twain.

En mars 1941, il participe à la réalisation du Jeu de cartes de Marseille, obtenant par tirage au sort les figures de Sade et de Lamiel. En avril 1942, il séjourne à Oppède dans le Luberon à l’invitation de Bernard Zehrfuss. Un voyage en car à Lacoste lui permet de découvrir les ruines du château du Marquis de Sade. Il peint au retour de Lacoste « La liseuse d’Aigle », héroïne sadienne. En mai, il est de retour à Marseille. À la fin du mois de décembre 1942, il part se réfugier à Annecy pour quelques mois. Il n’a guère les moyens de peindre, mais il fait des projets, les notant sur des carnets : « J’oppose aux structures molles de Dali l’objet construit en aiguille, verre cassé, lames tranchantes, cristal. Une main coupante, une coupe-poignard ». En juin 1943, il revient à Paris. Il y retrouve le poète Robert Rius et entre en relations avec le groupe surréaliste « La Main à Plume » animé par Noël Arnaud, Jean-François Chabrun, Gérard de Sède. Au sein de ce groupe, il se lie notamment d’amitié avec Boris Rybak. En août 1943, il prend part à la publication de la plaquette «Le Surréalisme encore et toujours » édité par La Main à Plume, avec un texte titré « Points-feu » : «La cristallisation étant une résultante du devenir de la forme et de la matière, la peinture doit atteindre à la cristallisation de l’objet. Le corps humain, notamment, est une constellation de points-feu d’où rayonnent les cristaux. Ceux-ci constituant la substance des objets, la force de gravitation les arrache à l’atmosphère. Il faut donc que les objets peints, pour être réels, soient déchiquetés, et parce que le vent les traverse, les flagelle et qu’il aide à leur déchirure, il faut peindre le vent ».

Au printemps 1944, il rencontre France Binard qui deviendra sa deuxième épouse sous le nom de Véra Hérold. Fin 1944, il illustre « Le linceul des marées », poème surréaliste de Boris Rybak et il réalise le frontispice de « L’Avenir du surréalisme ». En 1945, il se lie d’amitié avec Michel Fardoulis-Lagrange et avec le peintre Nicolas de Staël. L’automne 1945, il participe, à l’initiative de Frédéric Delanglade, à la décoration murale de la Salle de garde de l’Hôpital Sainte-Anne à Paris. À l’exposition « Surréalisme » organisée à la Galerie des Éditions La Boétie à Bruxelles, du 15 décembre 1945 au 15 janvier 1946, il présente « Mimétisme des objets ». En juin 1946, il retrouve André Breton de retour de son exil aux États-Unis. En octobre 1946, il illustre le deuxième numéro de la revue « La Révolution La Nuit » fondée par Yves Bonnefoy. En juillet 1947, il participe à la VIIIe Exposition internationale du Surréalisme, « Le Surréalisme en 1947 », organisée à Paris à la galerie Maeght. Il y présente une importante sculpture en plâtre représentant « Le Grand Transparent », pour l’autel du Grand Transparent, quelques sculptures – objets placées sur d’autres autels et une toile récente titrée « La nourrice des forêts ». Pour le catalogue, il rédige un texte titré « L’œuf obéissant, l’œuf désobéissant ». Dans le contexte de la préparation de cette exposition, il fait la connaissance de Sarane Alexandrian qui venait de rallier le groupe surréaliste. En octobre 1947, la galerie des Cahiers d’Art dirigée par Christian Zervos lui organise une exposition particulière avec seize peintures sur la thématique de la cristallisation et une sculpture titrée « La femmoiselle ». Le catalogue est préfacé par André Breton. En 1948-1949, il collabore à la revue « Néon » fondée par Sarane Alexandrian, Jindrich Heisler, Stanislas Rodanski et Claude Tarnaud. Il se lie d’amitié avec Pierre Demarne et Alain Jouffroy. L’été 1948, il achète une maison délabrée à Lacoste, en dessous des ruines du château du Marquis de Sade. Sa peinture évolue. Il entreprend de briser et disséminer les formes, ce qui aboutit à sa période des fragmentations, faisant éclater le monde minéral. En juin 1949, Il illustre d’une eau-forte « L’Aigle, Mademoiselle… », recueil de lettres inédites du Marquis de Sade rassemblées par Gilbert Lely, publié par Georges Artigues. Sa peinture évolue. En 1950, il illustre d’un frontispice « Derrière son double » du poète Jean-Pierre Duprey aux éditions Le Soleil noir dirigées par François Di Dio. Il collabore à l’« Almanach surréaliste du demi-siècle », numéro spécial de La Nef, aux Éditions du Sagittaire, avec notamment un texte titré « L’Être et ses reflets ». Il illustre de cinq eaux-fortes « La Vanille et la manille », lettre inédite du Marquis de Sade à Madame de Sade écrite au donjon de Vincennes, Collection Drosera, I. Fin mars 1951, suite à l’affaire Carrouges, il refuse de signer l’exclusion de Patrick Waldberg et d’Henri Pastoureau du groupe surréaliste. Il en est alors lui-même exclu. En mai 1951, il illustre de six eaux-fortes « La terre habitable » de Julien Gracq, Collection Drosera, II. En novembre 1951, il expose à la Galerie Parnass à Wuppertal. Dans ses peintures, il se préoccupe à présent de plus en plus de leur texture, en modelant les épaisseurs de pâte et en diversifiant les touches pour faire ressortir la matière. En 1952, il reçoit à Paris le poète roumain Ghérasim Luca et il illustre de trois dessins « Héros-limite » de ce dernier publié par François Di Dio aux éditions Le Soleil noir en septembre 1953. En novembre 1954, il expose à la Galerie Furstenberg. En décembre 1954, il illustre de sept eaux-fortes « Le soleil placé en abîme » de Francis Ponge, Collection Drosera, III. En septembre 1955, sa compagne le quitte sans explications. Au printemps 1956, il rencontre Muguette Haudecoeur qui deviendra sa dernière épouse. En février 1957, il publie son « Maltraité de peinture » aux éditions Falaize dirigées par Georges Fall. En mars 1957, il expose au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. Le catalogue est préfacé par Patrick Waldberg. En 1958, il peint «Le Catalyseur » qui entrera dans la collection de William Copley. Il expose à la Tate Gallery à Londres et au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris. Début 1959, il se lie d’amitié avec Samuel Beckett. En mai 1959, il expose à la galerie La Cour d’Ingres à Paris. Il y présente notamment « Habitation » et « L’Initiatrice ». Le catalogue est préfacé par Michel Butor avec qui il s’est lié d’amitié. Du 15 décembre 1959 au 28 février 1960, il participe à la IXe Exposition internationale du surréalisme à la Galerie Daniel Cordier à Paris. Il peint à cette période une série de peintures presque blanches (« Le sorcier noir », « Le piège »…) qu’il présentera à une nouvelle exposition à la Galerie Parnass à Wuppertal en mai – juin 1960. Fin 1960, il illustre « La Vérité », poème inédit du Marquis de Sade publié par les Éditions Jean-Jacques Pauvert. En 1961, il passe aux fonds noirs ou sombres sur lesquels il mettra de plus en plus de couleurs, composant en particulier « Drosera I » et « Le baiser ».

Le 7 juin 1963, naissance de sa fille Delphine. En février 1964, Michel Butor lui consacre une monographie dans la collection Le Musée de poche, aux éditions Georges Fall. En avril 1964, il participe à l’exposition « Le surréalisme – Sources, Histoire, Affinités » organisée par Patrick Waldberg à la Galerie Charpentier à Paris. En avril 1965, il expose à la galerie Au Pont des Arts dirigée par Lucie Weill. Sur un fond sombre, Hérold applique à présent une pâte épaisse au couteau à laquelle il donne des formes efflorescentes par touches en croissants de couleur. En février 1967, il illustre d’eaux-fortes « Dialogues des règnes » de Michel Butor. En septembre 1967, il illustre d’un double frontispice « Ma Civilisation » de Gilbert Lely et en octobre 1967, il illustre de dix eaux-fortes « L’Archangélique » de Georges Bataille. En 1968, il réalise quelques tableaux – objets selon un procédé qu’il avait imaginé (le pressionnisme) et il placarde des affiches-poèmes (à partir de textes de Ghérasim Luca, Gilbert Lely, Michel Butor et du Marquis de Sade) dans les rues de la rive gauche à Paris et à Lacoste, Avignon, Aix-en-Provence, Salon-de-Provence.

En 1970, il doit quitter le passage Dechambre pour s’installer rue Ricaut et il loue un atelier quai de la Gare. Il expose en avril de cette année 1970 à nouveau à la galerie Au Pont des Arts à Paris. En février 1972, il expose à la Galerie de Seine à Paris. Sa peinture est de plus en plus influencée par la nature, le végétal. En avril 1972, il illustre d’une eau-forte « Sang de Satin » de Michel Bulteau. Une importante exposition lui est consacrée à l’Abbaye de Royaumont. En 1974, il s’installe 7 rue Bénard. En octobre 1974, il illustre de douze lithographies en couleurs « DiAmants » de Jean-Clarence Lambert. Il peint alors jusqu’à la fin de sa vie de grandes compositions, toujours très poétiques, envahies de formes végétales fragmentées avec une importance de plus en plus grande accordée à la pollinisation, la fécondation de la nature.

Michel Butor et Alain Jouffroy et Sarane Alexandrian lui ont consacré des études approfondies.

Le musée Cantini de Marseille lui a consacré une grande exposition « Jacques Hérold et le surréalisme » du 10/10/2010 au 17/02/2011 à l’occasion du centième anniversaire de la naissance de l’artiste. Le catalogue (édité par Silvana Editoriale) regroupe les essais de : Christine Poullain, Christophe Dauphin, Rose-Hélène Iché, Michel Butor et Jean-Michel Goutier, augmentés d’une chronologie détaillée et illustrée.